Quels sont les dangers du e-liquide ?

Aujourd'hui, on ne sait qui croire entre les discours alarmistes, le manque d'informations et les positions précautionneuses des autorités qui, malgré l'absence de danger prouvé, préfèrent écarter la cigarette électronique. Pourtant, il y a près de 2 millions de vapoteurs "assidus" en France, ce qui représente un vrai enjeu de santé publique et un marché financier non négligeable, essentiellement sur le e-liquide.

Le manque de recul sur les effets au long terme en fait "la brebis galeuse" du sevrage tabagique, alors que c'est une réalité que de plus en plus de tabacologues évoquent. Si on ne peut pas affirmer à 100% que le e-liquide ne présente aucun risque pour la santé, il a au moins le mérite d'être nettement moins dangereux que le tabac (et cela est reconnu pour le coup), car il expose à moins de produits chimiques, et à aucun cancérigène.

Un outil de sevrage contesté

Aujourd'hui, le tabac est un problème de santé publique. Ultra taxé, le paquet de cigarettes atteint un prix exorbitant, avec des images effrayantes et un slogan sans équivoque "Fumer tue". Effectivement, le tabac provoque des cancers, des maladies cardio-vasculaires et respiratoires.

Le Ministère de la Santé ne propose que 2 alternatives qui peuvent se combiner : le patch de nicotine et l'accompagnement par un tabacologue. Pourtant, la cigarette électronique permet de diminuer sa consommation de tabac, mais ne fait pas entrer la personne dans une démarche de soins pour addiction.

Aujourd'hui, des personnes se tournent vers l'hypnose, notamment les femmes enceintes, qui souhaitent un arrêt net durant leur grossesse. En 2 séances de 50 euros environ, les résultats sont spectaculaires.

D'autres optent pour la cigarette électronique. Les tabacologues ne sont pas dupes en la matière. Ils savent que les personnes diminuent drastiquement leur consommation de tabac ou l'arrêtent. Toutefois, un grand nombre de vapoteurs se contentent de cette démarche, sans chercher à aller vers l'arrêt total. De plus, les médecins craignent également un surdosage en nicotine, associée au tabac, qui pourrait rendre la personne plus dépendante qu'auparavant.

La préférence du corps médical pour les patchs de nicotine

Les substituts nicotiniques sont vendus en pharmacie. Ils peuvent être remboursés à hauteur de 50 € par an et par personne, par l'Assurance maladie. De plus, la complémentaire santé peut mettre à disposition de ses adhérents, en fonction de son contrat, un forfait sevrage anti-tabac, qui est souvent compris entre 50 et 200 euros à l'année.

Il existe une multitude de produits : le patch, à poser le matin et à retirer le soir, les gommes, les comprimés à sucer, les sprays et même les inhalateurs. Il permet à la personne d'avoir une dose adaptée de nicotine. Toutefois, les fumeurs leur reprochent une obligation d'arrêt immédiat du tabac : on ne fume pas avec un patch !

Le succès de la cigarette électronique est lié au fait que beaucoup de fumeurs puissent combiner tabac et e-cig, durant un laps de temps, pour gérer la transition. Pour rappel, la e-cigarette n'est pas un dispositif médical. Aujourd'hui, seuls des médicaments, une thérapie et des substituts nicotiniques sont conseillés par le ministère de la Santé, mais certains médecins et de plus en plus de tabacologues présentent la cigarette électronique comme une solution.